Après "Omelette" et "Les Yeux Brouillés" tournés avec une caméra Super 8, Rémi commence un journal filmé avec deux caméras HD. Il rencontre Dino, jeune artiste marseillais, qui tombe amoureux de lui. Ce dernier annonce à Rémi qu’il veut un enfant. La difficulté est alors de trouver une femme qui accepte à la fois de leur faire un enfant… et d’être filmée, de la rencontre à l’accouchement !

BANDE-ANNONCE :


Photo : Les Inrocks semaine du 28 août 2019

REVUE DE PRESSE AU 22 SEPTEMBRE 2019

---Catalogue de l'exposition Quel Amour !?, Manuella Éditions / Musée d'Art Contemporain de Marseille, mai 2018. : "Avec ses trois journaux filmés "Omelette", "Les Yeux brouillés" et "L’œuf dure", Rémi Lange réinvente le genre journal filmé."

---Journal Ventilo : "Excellent film autobiographique de Rémi Lange, L’Œuf dure, qui prolonge son expérience de journal filmé, de nombreuses années après l’inoubliable Omelette."

---Le canard enchaîné : "Un monument déjanté de la culture underground. Drôle, absurde, malin." 

 Photo : article du Canard Enchaîné du 28 août 2019

---Les Inrocks : "Une mise en abyme troublante autant qu'enthousiasmante. Souvent drôle, L'œuf dure ne ressemble pas à grand-chose de connu, et c'est l'une de ses principales vertus."

---L'obs : "L’auto-ironie et un goût revendiqué pour le « drama queen » dessinent le portrait mélancolique d’un homo à l’approche de la cinquantaine. Nullement complaisant, souvent poilant, toujours savoureux."

 
Photo : article de l'Obs du 29 août 2019

---Le Journal du Dimanche : "Malin, touchant et drôle. Surprenant et audacieux."

Photo : article du Journal du Dimanche du 25 août 2019

---Froggy's delight : "Une œuvre plein d'amour et d'humour. Jamais dans la caricature, toujours léger."

---Les fiches du cinéma : "Le charme de Lange demeure."

---L'humanité : "Dans ce pseudo-docu un peu grinçant, Lange jongle comme souvent avec le réel et la fiction. Une comédie hybride dont la nature incertaine fait à la fois la limite et la singularité."

---Positif : "Mêle le vrai et le faux avec émotion. Une vraie comédie loufoque. Une liberté frondeuse."

 

Photo : article de Positif Octobre 2019

---Vivre FM : "Je vous conseille « L’œuf dure ». Des rencontres loufoques et des situations cocasses."

 ---Komitid : "Rémi Lange se met en scène en anti-héros à la fois touchant et burlesque (...). D’une richesse vertigineuse. Une fantaisie si naturelle dans l’écriture et une mise en scène d’une si grande liberté (...)."

---Unificationfrance : "Des répliques incroyables, parfois sidérantes. Un électrochoc (...). Curieux et décapant."

---Gay-marseille.fr : "Déjanté !"

---Garçon Magazine : "Juste et poignant."

---Avoir-Alire : "Caustique, drôle, et d’une belle intelligence (....). Absolument jubilatoire, d’une poésie très touchante qui rend hommage à toutes les formes de différences dans notre société." 

---Popandfilms.fr : "Le trio Rémi-Lange / Adriano Dafy / Magali Le Naour-Saby est attachant et rafraichissant (...). L’aspect brut et fauché permet (...) de toucher plus facilement le cœur que bien des œuvres pleines d’artifices."

---Le Monde : "Un esprit de provocation qu'entretient, fidèle à lui-même, Rémi Lange."

---Première : "Magali Le Naour-Saby est excellente."

---Cinedweller : "Répond à un besoin existentiel de réalisme. L’œuf dure, sur des problématiques modernes, est la suite logique d’Omelette et Les yeux brouillés, que Rémi Lange réalisa avec succès dans les années 90." 

---Chéries-Chéris : "Hilarant !"




GÉNÉRIQUE


AVEC
ADRIANO DAFY
MAGALI LE NAOUR-SABY
REMI LANGE
EMILIE CORDELIER
FRANÇOISE JULIEN-CORDELIER
JACQUES LANGE
THERESE LANFRANCA
PHILIPPE BARASSAT
JERÔME-RAMSES GARCIA DE LA TORRE
ANTOINE JANOT
VASSIA CHAVAROCHE
KARIM ROLLAMALLAH
ALY IBRAHIM NAGARBA
IVAN MITIFIOT
FLORIANE VOGEL
SANDRINE NICOLAS
GALLEA
HELENE BUSSIERE
VERONIQUE LANDOLFINI
KARLYN SO
EVE BITOUN
KATHY LE NAOUR-SABY
WILLIAM ROTOANDRONJANAHARY
JEAN-CHRISTOPHE BOUVET
REMI MESTRE

MONTAGE
REMI LANGE
THIERRY DEROCLES
HERVE MILLET
DAVID CHHOUY

IMAGE ET SON
REMI LANGE
ADRIANO DAFY
FRANÇOISE JULIEN-CORDELIER
MAGALI LE NAOUR-SABY

ASSISTANTS REALISATEUR
VASSIA CHAVAROCHE
PHILIPPE BARASSAT

MAQUILLAGE
VIRGINIE NINI

MIXAGE
DIDIER BLASCO

ETALONNAGE
REMI LANGE
PHILIP ESCARTIN

CONSEILLER ARTISTIQUE AVANT TOURNAGE
ANTOINE PARLEBAS

CONSEILLERS ARTISTIQUES APRES TOURNAGE
IVAN MITIFIOT
PHILIPPE BARASSAT
SOPHIE BLONDY
ANTOINE JANOT
DIDIER BLASCO

UNE PRODUCTION
LES FILMS DE L'ANGE
REMI LANGE
HERVE CHENAIS

EXTRAITS DES FILMS
INDESIRABLES
LES ELEPHANTS DE LA PLANETE MARS
réalisés par PHILIPPE BARASSAT

SCENARIO ET DIALOGUES
REMI LANGE
TIBURCE

UN FILM DE
REMI LANGE

Toutes ressemblances avec des personnes ou situations ayant existé ou existantes ne seraient être que voulues.
© LES FILMS DE L'ANGE, REMI LANGE, HERVE CHENAIS 2018



MUSIQUES


COLD SONG WHITE MIX
par LES DUPONT
arrangeur DIDIER BLASCO
© LES DUPONT
© MUSIC BOX PUBLISHING

THE SOUL FORSAKES ITS SHEATH
par CMTK
© KARLYN SO – 2017

L'OEUF (DUR) DE LANGE
par BOUBAKER AÏBA
© BOUBAKER AÏBA – 2018

UN LOFT AVEC VOUS
texte MICHEL RIVGAUCHE
musique JEAN-PIERRE STORA
par CHARLOTTE RAMPLING
© STURMER PRODUCTIONS

MONTMARTRE
composée et jouée
par PHILIPPE MENDELSOHN
© PHILIPPE MENDELSOHN

UN LOFT AVEC VOUS VERSION PIANO
composée et jouée
par JEAN-PIERRE STORA
© JEAN-PIERRE STORA

ARTIC GYMNOPEDIE
par LES DUPONT
arrangeur DIDIER BLASCO
© LES DUPONT
© MUSIC BOX PUBLISHING

QUI ON PEUT ÊTRE
par REMI LANGE
paroles & musique THOMAS POLLY
© THOMAS POLLY

L'AMOUR A LA MER
musique  JEAN-PIERRE STORA
© JEAN-PIERRE STORA

L’œuf dure comporte des musiques que Jean-Pierre STORA a fait l'honneur de me confier. Jean-Pierre STORA se retrouve à Paris, diplôme d'avocat en poche, à écrire, en 1962, sa première musique de film : celle de L'Amour à la mer, réalisé par Guy GILLES. Après avoir mené pendant de nombreuses années une double carrière, Jean-Pierre STORA se consacre désormais, principalement, à la composition. En 2011, Jean-Pierre compose pour Charlotte Rampling l'album Les grains de sable (textes Michel Rivgauche, qui a écrit pour Édith Piaf, Dalida, Maurice Chevalier, Fernandel, Bourvil, Luis Mariano, Yves Montand, Marcel Amont, Mouloudji, les Frères Jacques, Juliette Greco, Nana Mouskouri, Line Renaud, Régine, Henri Salvador, Colette Renard, Danièle Darrieux, Pierre Bachelet, Rika Zarai, Charlotte Rampling...). Avec l'accord de Charlotte Rampling, la chanson Un loft avec vous se retrouve dans la bande-son de L’œuf dure.


 

BIOGRAPHIE DE REMI LANGE

Rémi Lange est surtout connu pour ses deux journaux filmés Omelette (1993-98) et Les Yeux Brouillés (1994-99), tous les deux sortis en salles. Après avoir été diffusé sur Canal+ en 1999, Omelette est entré dans la collection du Musée National d'Art Moderne Centre-Georges-Pompidou. Devenu film-culte, il est maintenant étudié et analysé dans les universités du monde entier comme l’un des journaux filmés majeurs de l’histoire du cinéma.
Mais Rémi est également l'auteur de plusieurs films sortis directement en DVD, diffusés à la télévision ou en festivals, aussi bien en France qu’à l’étranger. Ainsi, entre 2001 et 2009, il réalise quelques courts-métrages dont deux films déjantés pour la Nuit Gay de Canal+, L'Invasion des Pholades Géantes (2002) et Cake au Sirop  de Cordom (2005), et deux moyens-métrages diffusés sur Pink TV, The Sex of Madame H (2005) et Devotee (2008, sur les handicapés homosexuels). Ce dernier a reçu une Mention Spéciale au Festival IGLFF de Barcelone en 2008. Pendant la même période, Rémi réalise aussi trois longs-métrages de fiction… Tarik el Hob (2003), le premier film sur l’homosexualité et l’Islam, reçoit le Freedom Award au festival Outfest de Los Angeles 2003 et sort en salle à New York en 2003. Ce film bénéficie d’une sortie DVD en France, Israël et Allemagne. En 2004, Rémi tourne Mes Parents, un pastiche de film d’horreur avec Manuel Blanc. En 2009, dans Partir, avec Jean-Jacques Debout, il raconte l’histoire d’un jeune Tunisien qui arrive en France pour tourner dans un film. Les films tournés entre 2001 et 2009 ne sont pas ouvertement autobiographiques mais gardent toujours un rapport ambigu avec la réalité et une esthétique décalée qui évoque le faux documentaire.
En 2013, Rémi se voit confier la bande-annonce du 4ème festival Écrans Mixtes de  Lyon. Cette collaboration est déterminante pour lui car le directeur du festival lui fait rencontrer en janvier 2014 le jeune chanteur Thomas Polly. Le coup de foudre artistique est immédiat : un mois après débute le tournage de Le Chanteur. En 2015, le sixième long-métrage de Rémi reçoit le Prix du Jury au Festival In&Out de Nice et également le Grand Prix au FFAA de Joyeuse (avec pour président du Jury Jean-Pierre Mocky).  Lors de la sortie en salle en janvier 2016, la critique est unanime... Télérama relève l' « enthousiasme » qui se dégage du film, précisant que « Rémi Lange [y] rend un bel hommage à l'irréalisme poétique cher à Paul Vecchiali », tandis que Positif et Le Monde évoquent l'aspect documentaire qui frise le baroque. D'autres critiques soulignent son aspect « militant », comme le Nouvelobs, ou sa « nouvelle lecture du monde du cinéma » (Jeune Cinéma). Les Inrocks parle d'un film « émouvant et troublant (...) [qui] dégage une émotion sincère (...) » et souligne que « Thomas Polly est étonnant ». 
En juin 2017, Rémi rencontre à Marseille un jeune artiste, Adriano Dafy. Naît alors la troisième partie de la trilogie "journaux filmés" : L’œuf dure. À peine pondu en mars 2018, le septième long-métrage de Rémi est présenté dans le cadre de l'exposition Quel amour ?! au Musée d'Art Contemporain de Marseille (mai-septembre 2018) puis est projeté au MK2 Beaubourg dans le cadre du festival Chéries-Chéris en novembre 2018.
En janvier 2019, Rémi Lange termine Prouve que tu es gay, un documentaire de création sur les réfugiés LGBTI africains en demande d'asile politique (sélectionné aux festivals Écrans Mixtes 2019 et Chéries-Chéris 2019).
Aujourd'hui, il espère réaliser un jour son neuvième long-métrage, co-écrit avec Philippe Barassat, une comédie populaire grinçante entre Nuit d’Ivresse et Grosse Fatigue intitulée Les Plus Grandes Actrices du Monde… Arielle Dombasle a accepté d’incarner le rôle principal de ce film.
Ce faiseur d'images s'amuse parfois à être écrivain (Journal d'Omelette, Éditions ErosOnyx, 2011), chanteur (Partir & Si vous l'aviez compris en 2009 et 2010), plasticien (exposition Dream Lover au Lavoir Public de Lyon en mars 2014 - 22 photos de Rémi étaient pour la première fois exposées au public; exposition collective Quel amour?! en 2018-2019 à Marseille - Musée d'Art Contemporain et Lisbonne - Museu Colecção Berardo) ou acteur (Indésirables de Philippe Barassat sorti en 2015, Juste après les larmes de Tiburce sorti en 2016)...

 http://remilange.blogspot.fr/

INTERVIEW DE REMI LANGE

Interview intégrale pour le journal du festival Cinémabrut qui a présenté L'Œuf dure le 21 septembre 2019 à 20h30 au Videodrome 2 - Marseille.

- Tu as une intense filmographie, des courts et de longs, qui ont pas mal tourné dans différents festivals et même en salles pour certains. Comment expliques-tu que la frontière en cinéma "underground" et cinéma plus classique soit parfois très poreuse et parfois complètement fermée ?
Le cinéma poétique, qui joue donc plus sur la forme que le fond, plus sur l'esthétique que le scénario, ce cinéma dit "underground", considéré comme un art, ne fait pas d'entrées. Les marchands le marginalisent donc de leur système commercial, des films industriels dits "narratifs classiques grand public". Le cinéma qui existe en dehors d'un scénario ne peut recevoir d'aides financières puisque, sans scénario, aucune chaîne de télé, aucune commission du CNC ne vous financera... Les acteurs et les techniciens qui tournent dans un film expérimental bien souvent ne peuvent être payés. Un film qui ne paye pas son équipe, qu'elle soit artistique ou technique, ne peut avoir l'agrément du CNC. Or un film sans agrément ne peut recevoir de subventions du CNC, d'aide d'UNIFRANCE, concourir aux CÉSAR, etc. Donc un film expérimental sans agrément est éjecté du système commercial. C'est aussi le cas des films de fiction indépendants, autoproduits, avec acteurs et équipe technique, qui ont donc tout à fait l'aspect d'un film classique industriel... Juste pour des raisons d'argent (ils ont été produits de façon sauvage avec des bénévoles), ils sont éjectés du système commercial. Ce qui est un paradoxe injuste car, d'un côté, on autorise des films tournés dans un cadre associatif, de façon bénévole, à obtenir un visa d'exploitation (qui coûte cher !) pour une sortie en salles et, de l'autre côté, on n'autorise pas ces films à exister car sans aide ils ne peuvent avoir un attaché de presse, des publicités et donc le film est mort-né.... Moi j'ai la chance d'avoir trouvé un distributeur - Destiny films - qui a sorti mes deux derniers longs métrages de fiction produits sans agrément, mais je dois être un cas rare parmi celles ou ceux dont les films sortent en salle... Mais moi quand je sors un film, parce qu'il est pauvre, mon film ne reçoit pas d'aide et est donc noyé dans la masse, étouffé... et ne vit pas longtemps ! En France, le système du cinéma n'aide pas les pauvres... Ce sont les films tournés de facon bénévole qui devraient être au contraire aidés. Quelques cas de cinéastes français intéressants, qui mixent cinéma "esthétisant" et cinéma classique avec acteurs et scénario, arrivent à trouver des producteurs qui obtiennent l'agrément pour sortir leurs films en salle. Mais ils restent peu nombreux à pouvoir créer un cinéma libre, affranchi de règles, à pouvoir briser "officiellement" la frontière entre cinéma underground et cinéma classique... Bertrand Mandico, Yann Gonzales, Hélène Cattet et Bruno Forzani... J'en oublie sûrement mais ils sont peu...

- Quel est ton rapport au cinéma, dans la mesure où tu y documentes ta vie, mais tu la fictionnalises aussi beaucoup ? Comment tu opères cet aller-retour entre fiction et documentaire ?
Depuis le début, depuis Omelette en 1993 donc, j'aspire à casser les frontières. Frontières géopolitiques entre les pays, mais aussi entre les corps (mettre en valeur les corps différents, en situation de handicap les "freaks", les corps abîmés par telle ou telle maladie, etc.), entre les classes sociales (obtenir une meilleure répartition des richesses), entre les sexes (pas de différences entre les hommes, les femmes, les trans, les intersexes), entre les sexualités (homosexualité, hétérosexualité, bisexualité, pansexualisme avec le fist que je ne pratique pas mais qui est révolutionnaire : on peut fister un homme ou une femme quelle que soit sa sexualité ou son corps : il suffit d'avoir un bras ou un moignon !), entre les formes (expérimentale ou classique, abstrait ou figuratif, fiction ou documentaire), les genres (homme, femme, trans, non binaire), les gens (casser la frontière notamment entre les personnes filmées et le spectateur, le miroir sans tain du spectateur voyeuriste classique est cassé comme, quand à la fin de L'Œuf dure, les personnages regardent les spectateurs dans les yeux)... Tout ça pour atteindre une seule chose : l'humain... Donc casser la frontière entre fiction et documentaire participe de cette philosophie de la vie qui consiste à chercher cette "frontière poreuse à but humanitaire". Pour mon film Omelette (réalisé en 1993 mais sorti en salles en 1998) mon intention était de reprendre les codes formels du film de famille, tout en subvertissant le fond, c’est-à-dire en substituant au sujet « heureux » du film de famille un sujet « malheureux ». Je voulais me réapproprier non pas tant la thématique du film de famille que son « esthétique » : ses surexpositions, sous-expositions, ses flashes d’images, son montage à la hache, ses changements brusques de mise au point, ses flous, ses tremblements, ses images qui sautent, ses bruits de micro... Donc utiliser la forme du film de famille ou du journal filmé tout en racontant une histoire qui semble être la tienne mais qui est le pur fruit de ton imagination est pour moi la recette idéale pour créer un documenteur qui brouille les pistes entre le réel et l'imaginaire. On peut jouer aussi, même dans le cas d'un faux documentaire sur soi-même comme L'Œuf dure, dans le cadre d'une pure autofiction donc, avec les codes de narration du film classique : le champ-contrechamp, la multiplication des points de vue pour obtenir un regard omniscient, la musique qui est rajoutée pour souligner ou renforcer une émotion, etc.

- Comment fabriques-tu un film ?
En écho à cette porosité des frontières, je choisis une personne non-professionnelle, entre l'amateurisme et le professionnalisme donc, qui a une forte personnalité, un charisme, la "tchatche facile", une forte capacité d'improvisation, bref un don naturel pour le jeu et la comédie, je prends une personne pour laquelle j'ai du désir (et qui a du désir pour moi, notamment celui d'entrer dans mon univers) et lui fais porter le masque du personnage principal de mon film. Cet artifice est fin et léger cependant. En effet, j'utilise ce qu'elle est réellement (ses mots, sa façons de parler, parfois même ses vêtements donc sa façon de s'habiller...) pour la modeler à ma guise : soit je l'intègre à mon univers déjà écrit (selon des dialogues et un scénario précis), soit je ponds rapidement une histoire autour de sa personnalité et on tourne en mode improvisation... Au niveau technique, malheureusement, faute d'argent, je ne tourne qu'en mode "dogme" avec un ou deux (rarement trois) caméscopes amateurs et sans aucune équipe technique (sauf pour L'Œuf dure où deux de mes amis artistes ont généreusement joué le temps de quelques scènes à l'assistant-réalisateur : Vassia Chavaroche et Philippe Barassat). L'avantage est la liberté de création : pas d'attente interminable pour installer les éclairages ou les mouvements de caméra et on se concentre sur la création de la scène pure et dure avec les acteurs... Parfois je leur passe la caméra pour qu'ils filment eux-mêmes... Une autre frontière est alors cassée : celle entre le filmeur et le filmé, entre le réalisateur et ses acteurs... C'est ça le cinéma brut, autoproduit : la liberté de création dans un partage humain.

BIOGRAPHIE D'ADRIANO DAFY

Adriano Dafy est né en 1996 à Antananarivo, Madagascar. Passionné depuis tout jeune par la poésie, le théâtre, la danse et le dessin, il emprunte d'abord une voie qui correspond aux désirs de son entourage : l’informatique. Très vite, il se recentre sur ce qu’il a toujours aimé : l’art et la nature. Mais, c'est à l'École supérieure d'art & de design Marseille-Méditerranée, située dans le campus de Luminy, au coeur du massif des Calanques, qu'il s'épanouit réellement en découvrant de multiples médiums (peinture, photo, vidéo) et surtout grâce à la performance artistique.
Après avoir fait ses premiers pas en tant qu’acteur dans L’œuf dure de Rémi Lange fin 2017 et début 2018 (tourné à Marseille et Paris), il pratique le théâtre dans le cadre d'une compagnie constituée d’étudiants du campus de Luminy.
Puis il crée des performances-shows à Aix (performance de l'artiste Lawrence Malstaf intitulée Shrink) et Marseille, notamment avec le collectif Ornic’Art implanté à la Friche Belle de Mai. Grâce à ce collectif, il participe fin février 2019
à l'événement Do not disturb à l'Hôtel Ryad de Marseille, où chaque chambre donne naissance à un rêve...
Instagram : dinosmosis


BIOGRAPHIE DE MAGALI LE NAOUR-SABY

Magali Le Naour-Saby, infirme moteur cérébral de naissance, est capable de marcher à l’aide de béquilles et de danser
avec son fauteuil roulant. Son parcours commence par une scolarité compliquée mais débouche sur l’obtention d'une licence en études théâtrales et d'un master en danse contemporaine. Magali se produit essentiellement à l’étranger, où elle danse pour des compagnies inclusives. En France, elle tient tout de même une place de choix dans Gala, le spectacle du chorégraphe Jérôme Bel.
En mars 2015, elle fait ses premiers pas à l’écran dans le film Indésirables de Philippe Barassat. Elle y interprète l’un des premiers rôles féminins, une jeune fille handicapée ayant recours aux services d’un assistant sexuel incarné par Jérémie Elkaïm. Après ce film salué par la critique, Magali fait de la figuration dans des longs-métrages prestigieux comme Heureux en France d’Yvan Attal, Tout le Monde Debout de Franck Dubosc, L’Apparition de Xavier Giannoli, mais aucun autre rôle important ne se profile à l’horizon…
En septembre 2015, Magali se produit dans l’opéra Moïse et Aaron d’Arnold Schönberg, mis en scène par Roméo Castellucci à l’Opéra National de Paris… En septembre 2017, elle crée en Indonésie La Fille de l'Air, une pièce chorégraphique commandée par le centre culturel Taman Ismaïl Marzuki de Jakarta. Forte de ce succès, elle crée en
novembre 2017 sa propre compagnie, La compagnie Dé(s)équilibres, qui a pour but de faciliter une meilleure reconnaissance professionnelle des artistes handicapé.e.s en France.
Début janvier 2018, Magali joue son propre rôle dans L’œuf dure de Rémi Lange, son deuxième grand rôle au cinéma. Depuis, elle a tourné dans Je Vais Rouler des Mécaniques, un des courts métrages créés pour la campagne 2018 de APF France Handicap, et a participé à la chorégraphie, avec Ursula Lemarchand, de Poupées de Porcelaine, une pièce qui raconte l’histoire de deux fragiles poupées enfermées dans une boîte à musique qui s’entraînent pour sortir de
ce décor factice…

LE DISTRIBUTEUR

Destiny Films, société spécialisée dans la distribution et la production de films d'auteurs et de documentaires de création, sortira L’œuf dure le 28 août 2019 (plusieurs salles à Paris et en Province).

RÉACTIONS SUITE A LA PREMIÈRE PROJECTION PUBLIQUE AU MK2 BEAUBOURG (FESTIVAL CHÉRIES-CHÉRIS 2018)


"J'ai adoré L'Œuf dure ! Bravo Rémi, quelle drôlerie, tant d'amour, quelle poésie, invention, on y croit. Vous êtes tous les trois géniaux." (Antoine Desrosières, cinéaste).
"Je me suis régalé de cet Œuf dure au MK2. Drôle et attachant de sincérité. Merci Rémi." (Bruno Ferron, écrivain).
"L’œuf dure, ovni au suspense amoureux tragi-comique ressemble tant à un vrai faux reportage haletant tendre et pervers. Ce don de jouer des situations absurdes et de les transcender avec un naturel époustouflant n'appartient qu'à Rémi Lange Je ne me suis pas ennuyée une seconde, prise par surprise par chaque image. Le montage est parfait. Magali Le Naour-Saby étonnante, le sublime garçon Adriano Dafy vraiment irrésistible et le metteur en scène est juste incroyable. Ce trio infernal sans modèle au cinéma c'est eux... d'une modernité bluffante, tonique, à peine décadente. Un pur modèle du genre. Le pari est gagné bravo j'aime j'aimerai j'ai beaucoup aimé. Vite que ça recommence, tous à l'abri dans une séance !" (Élisa Point, chanteuse, écrivain, cinéaste)
"Tu es très drôle et tes deux acteurs sont formidables; ils crèvent l'écran." (Philippe Valois, cinéaste, écrivain)
"J'ai beaucoup beaucoup aimé ton film et beaucoup ri aussi !! Bravo !!!" (Brigitte Sy, cinéaste et comédienne).
"Un vrai faux journal à l époque des fakes, un ton original, un beau duo comique entre le réalisateur-acteur et Adriano Dafy, des sujets qui touchent : la peur de vieillir, la question de la procréation dans les couples gays (pourquoi ? Comment ?) et la question du cinéma : filmer tout jusqu'au plus intime est-ce possible ? Est-ce souhaitable?" (Olivier Charneux, écrivain).
"Je me suis bien marré tout en abordant de nouvelles questions de société, bref j'ai passé une bonne soirée." (José Valls, danseur)
"J'ai vraiment apprécié votre film. Tout d’abord, c’était très, très drôle : j’ai ri toutes les minutes tout au long du film, de même que le public. Deuxièmement, c’était un exercice magistral de formalisme - parfois on choisissait de rendre l’aspect de la mise en scène évident, parfois non, parfois je ne pouvais pas en être sûr - et tout cela était très amusant et j’avais l’impression que vous étiez dans le contrôle total et que vous saviez exactement ce que vous faisiez. J'aime ne pas savoir ce qui est réel et ce qui ne l'est pas, tout en sachant que cette ambiguïté est intentionnelle. Cette frontière entre réalité et fiction et ce qui est vrai / faux m’intéresse beaucoup depuis des années, et je n’ai jamais vu la question abordée aussi bien." (Peter Friedman, cinéaste)
"Bravo pour ton film j'ai bien aimé !!! on s en parlera quand on se voit." (Jean-Baptiste Erreca, cinéaste)
"L'œuf dure plus de 7 minutes mais est très réussi dans son genre de journal filmé !" (Jean-Philippe Davidbook, photographe)
"Film bien scénarisé, drôle et original, bravo." (Alain Burosse, cinéaste, ex-directeur des programmes courts de Canal plus)
"Très joli film L'œuf dure de Rémi Lange, et très drôle." (Franck Lairot-Six, décorateur intérieur).
"Merci pour ce film j ai vraiment aimé." (Daoud Trevor, spécialiste de Fassbinder)
"J’etais à la projection et voulais vous dire que j’avais vraiment beaucoup aimé le film. Drôle, fin , intelligent, maîtrisé. Merci beaucoup . Quand vous voulez nous faisons un bébé chien avec vous !!!" (Delphine Irac)
"Bravo pour l'œuf dure. C'est vraiment une réussite." (Laurent Garreau)

CAPTATION DE L'AVANT-PREMIERE (LE 27 AOÛT 2019 - 19h30 - MK2 BEAUBOURG)


 

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